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Paroisse La Résurrection
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Être catholique aujourd'hui...Être catholique dans la culture d'aujourd'hui
Mises en situation
Forum 2007, des suites
Intro du thèmeContexte du forumTÉMOIGNER – VISIBILITÉ – FIERTÉ D’ÊTRE CHRÉTIEN Conscient des enjeux de la mission, lors du forum, les participants ont soulevé des questions. Dans la société d’aujourd’hui, comment pouvons-nous rester visible
comme Église? Ces questions se traduisent par des mots clés tout à fait d’actualité:
Mais pour être témoin, il faut commencer par savoir de quoi on est témoin. Contexte au QuébecÀ l’heure de la réflexion qui se fait présentement au Québec par le
biais des accommodements raisonnables, Lorsqu’il y a recensement, la majorité des Québécois s’identifie
comme catholique.
Finalement, Être catholique, Est-ce que cela change quelque chose dans ma façon d’être moi? Est-ce que cela change quelque chose dans ma façon d’être en relation avec le monde? Si je dis que je suis catholique, est-ce que cela fait partie de mon identité?
Identité catholiqueL’année dernière, en travaillant sur des catéchèses pour les jeunes de
11 à 13 ans, on s’était demandé si être catholique faisait partie de notre identité
et si on pouvait faire un lien entre le développement de l’identité de la personne
comme être humain et comme être chrétien. Après avoir travaillé le sujet, j’aurais tendance à dire que oui; mais, il me semble qu’on a à réfléchir de quelle manière. Définir notre identité c’est un processus par lequel nous clarifions qui on est sur le plan individuel et sur le plan social. Et on constate qu’au niveau du pôle social, la religion vient jalonner la route de la personne en quête de son identité. Elle sert de référence puisqu’on y trouve un système de croyances : credo, des repères de Sens, des rites des traditions (liturgie) et des systèmes de valeurs et de pratiques morales.
Comme individu, pour vivre des relations harmonieuses avec l’autre qui est
différent de moi, j’ai besoin d’avoir bien défini mon identité sous les deux
pôles. En tant que catholique, nous avons besoin de savoir qui nous sommes comme individu et comme groupe pour être en relation harmonieuse avec l’autre quelque soit ses convictions à l’intérieur du groupe ou quelque soit son groupe d’appartenance. La prise de conscience que nos racines chrétiennes ont nourri la définition de notre identité religieuse et sociale peut nous aider à nous situer dans un monde aux multiples religions. Les membres du COP (Conseil d’orientation pastorale) et de l’Équipe
pastorale vous proposent donc deux rencontres de réflexion – échange.
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Je suis catholique mais non pratiquant. | |
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Je crois en Dieu mais… | |
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Je pense que Jésus est un gars qui a transmis un message d’amour. | |
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Je crois en Jésus, pas en l’Église. | |
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Je crois en un Être suprême. | |
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Il n’y a pas de valeurs chrétiennes, ce sont toutes des valeurs humaines. |
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Mais qu’est-ce que cela veut dire? | |
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Dans le monde de la foi, y a-t-il place pour le doute? | |
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Voyons-nous les racines chrétiennes de la culture moderne? |
Avant
nous, ces questions se sont déjà posées.
On vous partage quelques trouvailles. F
Jacques Leboeuf,
curé
Danielle
Provost, coordonnatrice
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F Rappelons que c’est à Antioche, au temps de saint Paul, que le nom de « chrétien » apparaît pour la première fois.(Actes 11,26). Ce n’était plus considéré comme une secte juive, mais comme un groupe religieux particulier se réclamant du Christ. On appelait aussi les chrétiens : les frères, les disciples, les croyants.
F Le chrétien, c’est celui qui croit que Jésus de Nazareth est le Christ, le Fils bien-aimé du Père, qui croit au Dieu de Jésus Christ : Père, Fils et Esprit.
F Être chrétien, ce n’est pas croire en une doctrine, mais comme dit Jean-Paul II : « accepter le Christ comme source de ma foi, modèle de l’agir chrétien et maître de notre prière ».
F Être chrétien, c’est avoir la mentalité du Christ qui s’illustre à travers des convictions, des attitudes, des options prioritaires. Depuis notre baptême nous sommes invités à ne faire plus qu’un avec le Christ, comme dit saint Paul : « ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi ». Cependant nous n’en finissons jamais de devenir chrétien.
F Le chrétien, c’est celui qui appartient à la communauté de Jésus Christ, qui professe la foi de l’Église dans laquelle il est baptisé. Cependant il ne peut pas vivre de la foi des autres, il faut aussi l’adhésion personnelle. Le « nous croyons » et le « je crois » sont tous les deux nécessaires.
F Comment identifier un chrétien, comment faisait-on pour les reconnaître au temps des persécutions? Georges Madore faisait remarquer que Jésus n’a imposé à ses disciples aucun signe visible d’appartenance : ni tabou alimentaire, ni tenue vestimentaire, ni symbole, si ce n’est le baptême et l’eucharistie et, évidemment, le signe le plus important : «ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres». (Jean 13, 35)
F Voici quelques autres trouvailles pour alimenter notre réflexion :
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Pour nous, la grande affaire et le grand nom, c’était d’être chrétien et d’en porter le nom. (St-Grégoire de Naziance) | |
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Jean XXIII disait que la plus grande journée de sa vie était celle de son baptême. | |
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Le chrétien, c’est celui qui tient la Bible d’une main et le journal de l’autre. | |
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Un chrétien, quelle que soit sa profession, ne peut accrocher sa foi à la porte en franchissant le seuil de son milieu de travail. (Georges Madore) |
Et vous?
Que voulez-vous dire quand vous affirmez
que vous êtes chrétien, de confession catholique?
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Si je dis que je suis catholique, est-ce que cela fait partie de mon identité? De quoi parle-t-on quand on parle d’identité?
Nous vous invitons à faire un pas dans la réflexion. F
Danielle Provost, coordonnatrice
Jacques Leboeuf, curé
L’identité est un concept psychologique aux multiples facettes. Tout au long de notre vie, modulée par le long processus de notre évolution personnelle, nous définissons notre identité, notre «être». L’identité est donc une réalité qui évolue à travers nos expériences de vie.
L’identité est le fruit de la rencontre de l’individu et de son milieu. L’individu définit son identité à partir de ce qu’il voit de lui-même dans le regard de l’autre. Définir notre identité est donc un processus par lequel nous clarifions qui on est sur le plan individuel et sur le plan social.
Au plan social, l’identité est ce qui me permet de me sentir semblable aux personnes qui vivent dans le même milieu que moi : la famille, le groupe culturel, le groupe de travail, le groupe d’amis, etc. Les systèmes de valeurs, les habitudes, les idées que nous partageons constituent notre «être» collectif qui conduit à dire «nous». C’est le domaine de la culture partagée par un certain nombre d’individus. On y retrouve les traditions, les croyances religieuses, les pratiques morales, les opinions collectives de toutes sortes. En se comparant aux différents systèmes qui l’entourent, l’individu définit son identité sociale qui se trouve ainsi influencée par le milieu social et l’époque où il vit. Le pôle social de l’identité lui permet donc de se situer dans les relations qu’il aura avec les personnes ou groupes qu’il rencontre.
Si le pôle social de l’identité me permet d’identifier mes ressemblances avec les autres, le pôle individuel fait ressortir ce qui me différencie, ce qui fait de moi un «être» unique, différent de l’autre. Notre capacité de représentation symbolique nous permet de voir la différence entre le «je», le «tu», le «nous» et le langage nous donne la possibilité de l’exprimer.
Au plan individuel, notre identité est constituée de notre tempérament, notre caractère, notre hérédité, tous les souvenirs et expériences que nous avons accumulés tout au long de notre vie.
Le sentiment de notre identité personnelle repose sur ce qu’Erikson appelle la permanence de soi. Au travers du temps nous nous reconnaissons, nous avons le sentiment d’être soi, même s’il y a des changements dans notre environnement. La mémoire nous permet d’enregistrer les expériences qui nous donnent ce sentiment de permanence par rapport à notre identité. De plus, les autres reconnaissent cette continuité.
Les pôles social et individuel sont indissociables. Ils font partie du processus de définition de notre identité, un processus où on apprend à se situer à la fois différent et semblable par rapport aux personnes qui nous entourent.
Référence : CAMPEAU, SIROIS, RHEAULT, DUFORT, INDIVIDU ET SOCIÉTÉ, Introduction à la sociologie, Éd. Gaëtan Morin, 1993, 333p.
Pour alimenter notre réflexion, nous regarderons l’apport de la religion dans le processus identitaire.
Toute religion a son système de croyances, ses repères de sens, ses rites et ses traditions, ses pratiques morales et ses systèmes de valeurs. Voici quelques exemples pour la religion catholique.
| Une religion | Pour nous catholiques |
| Système de croyances | Foi au Dieu de Jésus-Christ Credo |
| Repères de sens | Sens à des questions existentielles Vie – mort – au-delà Bien – mal |
| Rites et traditions | Liturgie Eucharistie |
| Systèmes de valeurs et pratiques morales |
Option pour la dignité de la personne Position contre la peine de mort |
La religion vient jalonner la route de la personne en quête de son identité. Elle influence la perception que la personne aura d’elle-même et sa façon d’entrer en relation avec l’autre.
La religion peut servir de référence dans le processus identitaire. Cependant, il faut bien se dire qu’à l’ère des médias et de la mondialisation, elle n’est pas la seule référence et la concurrence est forte.
L’identité est le fruit de la rencontre d’un individu et de son milieu. Le groupe religieux quel qu’il soit est un milieu de vie communautaire, un milieu où l’individu peut apprendre à se situer à la fois différent et semblable par rapport aux personnes qui l’entourent.
Pour vivre des relations harmonieuses avec l’autre qui est différent de moi, j’ai besoin d’avoir bien défini mon identité sous les deux pôles. J’ai besoin de connaître qui je suis : unique et différent de l’autre. J’ai besoin d’assumer cette différence pour donner le droit à l’autre d’être ce qu’il est : unique et différent de moi. Et, c’est dans la rencontre de ces deux personnes uniques et différentes que je peux «être en relation» dans un dialogue qui enrichit mon identité, celle de l’autre et notre identité collective où on se reconnaît comme «nous» dans notre humanité. Lorsqu’on n’arrive pas à définir notre identité, l’autre différent peut être perçu comme une menace. On essaie alors de l’annihiler ou de le fusionner.
Par ailleurs, si la capacité à se définir comme différent est essentielle pour les bonnes relations de l’individu elle l’est également pour le groupe qui a à se situer différent des autres groupes.
La mondialisation nous a ouvert l’horizon du pluralisme religieux. Tout récemment, la commission Bouchard Taylor a fait ressortir que ce pluralisme existait aussi au Québec.
En tant que catholique, nous avons besoin de savoir qui nous sommes comme individu et comme groupe pour être en relation harmonieuse avec l’autre quelque soit ses convictions à l’intérieur du groupe ou quelque soit son groupe d’appartenance.
La prise de conscience que nos racines chrétiennes ont nourri la définition de notre identité religieuse et sociale nous aidera à nous situer dans un monde aux multiples religions.
Danielle Provost, coordonnatrice
Jacques Leboeuf, curé
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Denise et Louis sont des grands-parents attentifs et soucieux du bien-être
et du développement de leurs petits-enfants.
Ils adorent en prendre soin et les garder à l’occasion.
Comme Denise et Louis sont des personnes croyantes et engagées, ils déplorent que leurs
petits-enfants ne connaissent même pas les prières de base : signe de la
croix, Notre Père, Je vous salue Marie.
Ils voudraient bien leur apprendre ces prières et participer activement à leur formation
chrétienne.
Que doivent-ils faire?
Que leur suggérez-vous?
Toutes les religions ont des rites entourant la mort, les non-croyants aussi.
Pourtant, nous vivons dans une société qui semble abandonner ses rites de deuil. À qui parler, à qui confier sa peine, comment reprendre pied dans la vie? Les pleurs et le chagrin montrés ouvertement sont autant de manifestations souvent mal vues.
Ces derniers mois, j’ai été confronté à trois (3) approches différentes par rapport aux funérailles tel que je les connaissais depuis toujours. Dans un premier temps, exposition des cendres du défunt au salon funéraire en présence de quelques photos, se terminant par une brève cérémonie non religieuse, le tout en trois (3) heures. Dans une deuxième circonstance, la défunte a manifesté par testament le désir d’être incinérée sans cérémonie profane ou religieuse et que ses cendres soient enterrées sur la tombe de son conjoint. Dans une autre circonstance, le défunt avait manifesté à sa conjointe, quelques semaines avant son décès, son désir d’être incinéré et qu’au printemps suivant ses cendres soient répandues dans la rivière Richelieu. Apprenant cela, la vieille maman du défunt s’opposa à cette façon de faire. Après discussion, il fut convenu de partager les cendres du défunt : une moitié servirait à respecter les volontés du défunt et l’autre moitié serait enterrée en mai, dans le lot familial, au côté de son père, en présence d’un prêtre et de la famille.
À votre tour, vous vivez le décès d’un proche.
Quels rites choisirez-vous pour être dans l’esprit de votre foi catholique, pour être
conséquent avec votre foi catholique? Dans quel sens?
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Comment manifester sa foi tout en respectant les dernières volontés du défunt? | |
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Comment exprimer sa foi tout en respectant les croyances des autres membres de la famille? |
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Martine est pratiquante et impliquée en paroisse. Elle travaille dans une tour à bureau au centre-ville de Montréal. Elle prend l’autobus qui est souvent bondée et y rencontre à l’occasion une gentille québécoise ex-catholique convertit à la religion musulmane qui n’hésite pas, elle, à parler de ses valeurs et de sa religion.
Puis, du terminus de la Gauchetière, Martine marche sur le boul. René-Lévesque pour se rendre au Complexe Desjardins. Elle rencontre chemin faisant des itinérants, des mendiants, des jeunes qui couchent dans la rue, des gens demandant des renseignements ou tout simplement des connaissances.
Elle est en poste depuis peu après avoir obtenu un nouvel emploi dans un autre département. Une personne, connue lors d’un emploi précédent, est au courant des valeurs de Martine. Les autres membres de l’équipe, pas encore …
Martine pense être la seule pratiquante et ce, compte tenu des commentaires généraux échangés sur l’heure du dîner. Par exemple, des parents, dont les enfants suivent les cours de catéchèse, se plaignent et hésitent tout simplement à poursuivre, leur temps disponible étant limité. Disons que les activités sportives des enfants sont plus importantes.
Martine côtoie aussi des collègues qui à l’occasion utilisent un langage parsemé de mots d’église. Cela la dérange …
Bref, Martine aurait sans doute plusieurs occasions de témoigner, que lui suggérez-vous, ou que feriez-vous à sa place ?
Alors que vous participez à une rencontre sociale, des gens autour de vous en viennent à discuter de l’évolution des mœurs dans notre société.
Les discussions glissent assez rapidement vers une critique de la position de l’Église catholique sur divers sujets d’ordre doctrinal ou moral, notamment la contraception et l’avortement, l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, l’indissolubilité du mariage et le divorce, l’union de fait …
Certains soutiennent que l’Église catholique est dépassée et qu’elle se doit d’adapter son message aux temps modernes et de modifier ses positions sur ces sujets pour être plus en accord avec les valeurs sociales maintenant prônées par la grande majorité des gens; sinon, elle continuera de voir diminuer ses membres et elle aura de plus en plus de difficultés à attirer de nouveaux croyants.
D’autres émettent l’opinion que l’Église n’a pas à intervenir dans ces domaines qui sont d’abord d’ordre personnel et privé, et que chacun a le droit et le devoir de s’en remettre uniquement à sa conscience personnelle quant aux choix qu’il doit faire ou aux décisions qu’il doit prendre à leur égard.
Vous vous contentez d’écouter attentivement les différentes prises de position exprimées.
Finalement, on s’adresse à vous pour solliciter votre intervention, sachant que vous êtes catholique prati-quant. À la lumière de votre foi, quoi dire? Comment le dire? Par où commencer? …