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Paroisse La Résurrection
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Croissance de la foi des adultes...Suite 2 De certaines catégories de croyances1. Les croyances sur soi-même2. Les croyances sur les autres3. Les croyances sur notre univers
De certaines catégories de croyances
On ne peut pas être parfaitement rationnel et vivre en ne connaissant que des vérités parfaitement démontrées; au contraire, des croyances surgissent au détour de chaque chemin pour tenter de nous expliquer le réel. Il existe en effet des croyances dans toutes sortes de domaines. On est parfois tenté de croire que les croyances appartiennent d’abord au domaine spirituel ou au domaine religieux; mais en réalité, les croyances sont présentes partout dans notre vie : il y a des croyances que nous entretenons sur nous-mêmes, il y a celles que nous entretenons sur les autres, et il y a bien évidemment toutes celles que nous entretenons sur l’univers dans lequel nous évoluons.
1. Les croyances sur nous-mêmeNous entretenons sur nous-mêmes des opinions qui, dans bien des cas, relèvent du domaine des croyances.En général, nous adhérons spontanément à ce que l’on nous présente comme vrai, et nous y sommes particulièrement sensibles si cela nous touche de façon personnelle. Que l’on pense par exemple à la fascination que présente l’astrologie : « De quel signe es-tu? ». Les premières croyances « personnelles » auxquelles nous adhérons remontent à notre enfance : nos parents et les adultes qui nous entourent n’hésitent pas à nous trouver toutes sortes de capacités et de talents avant que nous ayons vraiment pu les démontrer de façon certaine; et c’est généralement pour des fins pédagogiques bien louables. On sait en effet, qu’une perception positive de soi-même permet de se développer mieux et plus rapidement; il n’est pas nécessaire que ces énoncés soient authentiques et fondés, puisqu’il s’agit d’y croire pour qu’ils agissent de façon positive. Il s’avère donc que plusieurs perceptions ou connaissances que nous avons de nous-mêmes ne relèvent pas vraiment du domaine de la connaissance véritable mais du domaine de la suggestion ou de la croyance.
Ce sont des croyances personnelles qui font dire à l’un « Je suis bon, je m’y mets, je suis capable » et qui font dire à l’autre « Je ne suis pas bon, je ne suis pas capable ».Il est bien connu que ceux qui affirment : « Je suis bon et je suis capable de réussir », réussissent effectivement mieux et plus souvent que ceux qui se disent : « Je ne suis bon à rien, ça ne sert à rien d’essayer ». Ces attitudes sont fondées sur des perceptions ou des connaissances de soi-même qui relèvent de la croyance personnelle : elles ont néanmoins une grande influence sur notre façon de penser, de juger, de nous motiver et de faire des choix, sur notre capacité à réaliser des projets à et nous réaliser nous-mêmes dans la vie. Bien sûr, il se peut que dans un domaine d’activité l’on soit particulièrement habile et que dans un autre l’on soit plutôt médiocre; on ne peut pas être habile dans tous les domaines. Mais les jugements que l’on entretient sur soi-même sont le fruit d’un nombre limité d’expériences qui ne sont pas contrôlées en laboratoire. En réalité, un grand nombre de jugements sur soi-même fonctionnent comme des croyances : on y croit ou on n’y croit pas; et ce qui surprend le plus, c’est l’efficacité de ces croyances, quelles que soient leur vérité réelle.
Les croyances que les étudiants entretiennent sur leur capacité à réussir un examen scolaire influencent effectivement leur réussite ou leur échec.Voici une expérience « contrôlée » qui a été réalisée en psychologie cognitive il y a quelques années par Madame Thérèse Bouffard auprès d’étudiants du collégial et qui illustre bien ce que l’on vient d’affirmer. On a fait passer un même test à deux groupes d’élèves différents : le test comprenait trois problèmes. Au terme de la « correction » du test, les étudiants du premier groupe, et ce peu importe leur performance réelle, furent félicités chaleureusement pour leur grande capacité à résoudre ce type de problèmes. Quant aux élèves du deuxième groupe, et ce peu importe leur performance réelle, ils furent blâmés pour leur incapacité à résoudre ce type de problèmes. On invita ensuite ces deux mêmes groupes d’étudiants à se préparer pour la suite du test. Il s’avéra que les étudiants du premier groupe, ceux que l’on avait valorisés à la suite du premier test, passèrent la suite avec beaucoup de succès; les étudiants du second groupe, par contre, que l’on avait blâmés, échouèrent lamentablement la suite du test. Cette expérience a démontré que les étudiants du premier groupe, ceux à qui on avait « induit la croyance » qu’ils étaient bons, furent motivés à se prendre en charge, c’est-à-dire à utiliser toutes leurs ressources, et cela les a amené à le réussir. Les étudiants du second groupe, ceux à qui on avait « induit la croyance » qu’ils n’étaient pas très bons, manquèrent de motivation et n’utilisèrent pas toutes leurs ressources : croyant d’avance à leur échec, c’est bien ce qui leur arriva. Cette expérience sur l’induction d’une croyance montre le pouvoir important que les croyances peuvent exercer dans notre vie. En ce qui concerne les étudiants ci-haut, que l’on se rassure, ils furent tous informés de la nature de l’expérience à laquelle ils avaient été soumis et de la conclusion à laquelle on en était arrivé.
Les croyances peuvent avoir des propriétés qui influencent jusqu’à notre capacité même à être heureux.Les croyances personnelles, celles que nous avons sur nous-mêmes, façonnent visiblement notre personnalité : elles peuvent allumer la passion, ou elles peuvent l’éteindre. Ne s’avère-t-il pas souvent que des choix qui sont faits en conformité avec des croyances personnelles contribuent tout autant sinon plus au bonheur d’une personne que ses choix basés uniquement sur sa raison? Les croyances que nous avons sur nous-mêmes recèlent donc un redoutable pouvoir : elles sont sources de motivation, nous incitent à développer nos ressources et notre potentiel; par ce fait, elles ont une influence sur notre capacité même à trouver le bonheur.
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