Paroisse La Résurrection
5811 Auteuil, Brossard,
(Québec) Canada
Maison d'entraide Saint-Alphonse
2190 André, Brossard, (Québec) Canada
Diocèse St-Jean-Longueuil


(messes)

Paroisse La Résurrection de Brossard

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Besoin de ré-entendre et de nous rappeler que Dieu est d’abord miséricorde.   En Carême, on le supplie : Montre-nous ta miséricorde et le peuple répond : Et nous serons sauvés.  Et l’on pose les gestes qui signifient ce don de Dieu.

Avant toute considération d’ordre disciplinaire concernant le sacrement du pardon ou de réconciliation, nécessaire d’insister d’entrée de jeu sur cette bonne nouvelle de la miséricorde de Dieu.  On veut revaloriser la forme ordinaire de ce sacrement, mais pas question de retourner en arrière vers une vision individualiste et magique du sacrement de pénitence, pas du tout; il importe de relancer l’annonce de la miséricorde de Dieu dans le Christ qui déborde largement les frontières de l’ordre sacramentel.

Un esprit de fidélité et d’authenticité à l’Évangile nous conduit au-delà d’une attitude légaliste face à ce sacrement.  Et la voie s’ouvre vers une nouvelle créativité pastorale qui permet de faire fructifier les progrès accomplis sur le plan communautaire et participatif grâce à une revalorisation soignée du sacrement.

Un nouvel effort est toujours requis pour saisir et faire saisir la valeur profonde de ce sacrement qui exprime à sa manière le mystère de l’Alliance entre le Christ et nous.  Et, en Église rassemblée, retentit l’appel de la Parole de Dieu et s’établit le lien entre Eucharistie et sacrement de réconciliation.

Oui, repartir du Christ et concrètement du Christ miséricordieux, c’est dans l’Évangile, qu’on nous montre Jésus rencontrant des personnes en besoin de pardon et Jésus annonçant et signifiant la Bonne Nouvelle de la Miséricorde : Marie-Madeleine, Zachée, Mathieu le publicain, l’aveugle de la piscine de Siloé, le paralytique qu’on descend du toit, la Samaritaine, tous ces témoins de la miséricorde de Jésus.  Ils sont transformés par une parole qui les libère et les recrée au plus intime de leur être.

Chaque fois, Jésus pose un geste personnalisé de miséricorde, il établit une relation toute nouvelle entre lui et la personne touchée et guérie.  La paix et la joie apparaissent ; ce sont les fruits du pardon.  C’est l’œuvre du salut qui s’accomplit, c’est le don du Mystère de Pâques qui se répand dans les cœurs.

Voilà! Le temps d’accueillir la Bonne Nouvelle du pardon est là.  Deogratias!

Régis Belzile, capucin