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Paroisse La Résurrection
Paroisse La Résurrection de Brossard Pour écrire au secrétariat de la paroisse, cliquez sur la boîte aux lettres:
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L'unité des chrétiensbat de l'aileDes gens pensent et disent que l’œcuménisme, ça piétine… Quelqu’un parle de la situation actuelle et la compare à celle d’un voilier qui avance d’abord assez rapidement et puis, à un moment donné, se retrouve sans vent. Le voilier continue à avancer, malgré tout, mais il ralentit. Il est sûr que quand nous sortions de Vatican II, le vent soufflait très fort, on a été témoin de progrès rapides à cette époque-là. Est-ce qu’on peut espérer que cela revienne?... Dans le domaine œcuménique, des questions et des discussions ont heureusement bien avancées. Dans le dialogue avec l’Église anglicane par exemple, on a fait de grands progrès. Cependant la situation est devenue plus complexe aujourd’hui : c’est la multiplication des Église évangéliques ou pentecôtistes un peu partout dans le monde. Un progrès en ressort : nous considérons aujourd’hui les spiritualités vécues par des Églises différentes plutôt comme complémentaires au lieu d’être source de conflits. Moins de peur. Plus de confiance. Toutefois, il demeure que le dialogue avec les Églises orthodoxes est difficile. Quand on constate la diversité qui existe au sein de la tradition chrétienne, on voit comment il est important de mener plusieurs dialogues œcuméniques à la fois. Ça pose quelques problèmes : faire des efforts pour se rapprocher et des frères protestants et des frères orthodoxes demandent des approches éclairées et nuancées. Comment développer l’ouverture à leurs différentes sensibilités et à leurs apports culturels respectifs? Les Protestants mettent l’accent sur la Parole de Dieu, sur l’égalité et la liberté dans le Christ. Les Orthodoxes ont une forte conscience de la sacramentalité, de la tradition, de la hiérarchie. L’Église catholique pourrait-elle un jour être capable de faire le pont entre les deux? Pour elle, les deux composantes sont absolument essentielles. Il demeure aussi, bien sûr, des désaccords sur certaines questions morales souvent radicalement différentes de la position de l’Église catholique. En conclusion, on n’oublie pas que les conflits entre les confessions chrétiennes sont un scandale, c’est-à-dire une pierre d’achoppement. Le Christ à la derniere Cène nous a dit que c’était à l’unité des chrétiens pour laquelle il a prié son Père juste avant de mourir, et que c’est là que l’on reconnaît que nous sommes ses disciples. La semaine du 20 au 27 janvier 2008 nous rappelle l’importance de la prière, comme elle l’était pour Jésus, afin de nous rapprocher, de nous connaître mieux et travailler ensemble pour la paix, la compréhension entre les grandes religions dans le monde notamment. Le dialogue entre les chrétiens serait-il un chemin pour le dialogue entre les grandes religions? Le service des peuples en serait tellement enrichi. Régis Belzile, capucin |