Paroisse La Résurrection
5811 Auteuil, Brossard,
(Québec) Canada
Maison d'entraide Saint-Alphonse
2190 André, Brossard, (Québec) Canada
Diocèse St-Jean-Longueuil


(messes)

Paroisse La Résurrection de Brossard

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Les Cuisines de l'Amitié

Un programme de la Fondation des Comités d'Entraide de Brossard

8 ans déjà

Notre naissance

Notre but

Pourquoi

Nos réalisations

Démarches du RCCQ

Quelques statistiques

Autres sources de renseignements

Louis Arnau que je qualifierais de l'âme des Cuisines de l'Amitié nous parle de cet organisme de Brossard.

Lorraine Dufort, webmestre.

Notre naissance:

Il y avait un certain temps que nous parlions dans les Comités d'Entraide des repas communautaires et cuisines collectives, mais nous continuions toujours à dépanner les familles et personnes dans les cas de besoins urgents, tout en étant conscients que le dépannage n'est pas très valorisant pour celle ou celui qui le reçoit.  Au début de l'année 2000, en ce début du 21ème siècle, notamment le 28 février, trois Comités d'Entraide se réunirent chez moi:

bullet

Mme Jeannine Perrault responsable du comité Notre-Dame-du-Sacré-Cœur,

bullet

Mme Monique Savoie responsable du comité Saint- Alphonse,

bullet

M. Bernard Sénécal mandaté par le comité Sainte-Marie-Marguerite-d'Youville,

bullet

et moi, Louis Arnau bénévole du comité Notre-Dame-Sacré-Cœur.

Quelques semaines plus tard nous avions l'appui de notre députée Mme Fatima Houda-Pepin, et de Mme Chantal Couture du CLSC Samuel de Champlain.

Fin mars, dans notre Pensée 2000, le nom du groupe apparaissait pour la première fois, Les Cuisines Communautaires de l'Amitié; un peu plus tard le nom fut changé pour Les Cuisines de l'Amitié.  Le 11 mai nous eûmes une dernière réunion avant de commencer; nous étions 7 bénévoles dont 4 sont encore actifs.

Le 18 mai 2000, ce fut notre première cuisine!

L'ouverture officielle se fit au sous-sol de l'église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur où nous avions notre local.  Elle eut lieu jeudi le 19 octobre 2000, en la présence de:

bulletNotre maire d,alors, M. Paul Leduc,
bulletNotre députée provinciale, Mme Fatima Houda-Pépin,
bulletNotre député fédéral, M. Jacques Saada,
bulletMme Chantal Couture du CLSC Samuel de Champlain,
bulletM Jean Bouthillier, président de la Fondation des Comités d'Entraide de Brossard.

Lors d'une réunion le 8 janvier 2001, M Jean Bouthillier, président de la Fondation, nous offrit de devenir un programme de la Fondation et ainsi nous aurions une charte et le financement.  Ainsi tout fut réglé en moins d'une année.


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Notre but

Nous voulons aider la population à risque, ceux qui vivent sous le SFR (seuil du faible revenu), à mieux se nourrir, à sortir de leur isolement, à participer et à réintégrer le marché du travail. Nous sommes en première ligne, nous allons chercher les personnes grâce au dépannage et nous leur montrons et aidons à mieux se nourrir.

Nous faisons nôtres les paroles du Regroupement des Cuisines Communautaires du Québec (RCCQ): «les cuisines c'est plus que de la cuisine».  Voici quelques unes de leurs affirmations:

bulletLe respect de la personne: la dignité.  Les cuisines accueillent les personnes sans les catégoriser et mettent l'accent sur le potentiel et non sur les limites.  L'action des cuisines valorise les forces, expériences, connaissances et expertises des personnes.
bulletL'autonomie: les cuisines contribuent à développer des rapports égalitaires et à augmenter l'autonomie du groupe et des participants.
bulletLa démocratie: les cuisines sont des lieux de participation.  Elles donnent aux personnes des moyens d'augmenter le pouvoir sur leur vie et d'améliorer leurs conditions affectives, sociales, économiques et culturelles.  De plus les participants prennent des décisions et participent à toutes les étapes.
bulletLa solidarité: les cuisines sont des réseaux d'actions solidaires qui cherchent des solutions collectives aux besoins des personnes.  Elles travaillent à la transformation des conditions de vie des personnes et des communautés.  Elles développent des ressources pour soutenir l'autonomie socio-économique et nourrir la coopération.
bulletLa justice sociale: les cuisines rejoignent le mouvement de lutte pour réaliser un projet de société juste et équitable.

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Démarches du RCCQ

Dans une démarche récente auprès du Ministre de la Santé et Services Sociaux, de l'Emploi et de la Solidarité Sociale intitulée : UNE JUSTE PART DU GÂTEAU POUR L'AUTONOMIE ALIMENTAIRE, on retrouve ce qui suit: ...Aujourd'hui et pour l'avenir, il est important de faire reconnaître les cuisines collectives en tant que pratique en autonomie alimentaire et de leur assurer un financement récurrent, en soutien à leur mission, qui soit équitable pour tous les membres du RCCQ... On y retrouve aussi les 9 considérants intéressants que voici.  ...Les cuisines:

bulletVisent l'autonomie alimentaire.
bulletVeulent l'élimination de la pauvreté.  Au Québec une personne sur trois vit la précarité alimentaire.
bulletCombattent les préjugés liés à la pauvreté.  Elles sont ouvertes à toutes et tous.
bulletOnt un impact positif sur la santé physique et psychologique des personnes.
bulletPromeuvent la saine alimentation par une action éducative.
bulletSont des lieux d'éducation populaire qui favorisent l' empowerment.
bulletVisent le développement durable des communautés.
bulletAident à modifier les habitudes alimentaires et offrent une meilleure qualité de vie aux personnes.
bulletPermettent de développer les habilités culinaires, nutritionnelles et budgétaires pour que ces compétences soient transmises aux générations futures.

...


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Pourquoi

Parce que: se nourrir est un droit fondamental.  Ceci fut reconnu il y a plus de 50 ans par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme adoptée par l'Organisation des Nations Unies sans opposition. 

L'article 1 dit: Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont dotés de raison et conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

L'article 25 ajoute: Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien­être et ceux de sa famille.

Sur le plan personnel, je le fais parce que je crois, et que Jésus nous a dit que toute la loi se résume à aimer Dieu et notre prochain comme nous mêmes. J'ai aussi beaucoup reçu, mais quoi donner à quelqu'un qui n'a besoin de rien? Mais la parabole du jugement dernier nous dit: toutes les fois que vous l'avez fait à un de mes petits frères que voici, c'est à moi-même que vous l 'avez fait.

Cependant, dans une demande de fonds, si je donne aujourd'hui ces raisons, au début du 21ème siècle, j'ai bien peur de ne pas ramasser beaucoup d'argent.  Donc pour justifier une demande de fonds auprès des instances gouvernementales, il y a deux raisons, je crois, à mettre de l'avant:

bulletOn entend beaucoup parler des énormes dépenses de la santé, hors c'est connu de tous que les familles et personnes vivant sous le SFR ont une moins bonne santé physique et psychologique et coûtent très cher à l'état et ne payent pas d'impôts ni de cotisation au RAMQ.  En les aidant à mieux se nourrir on réduit les coûts reliés à la santé.
bulletL'avenir appartient aux sociétés les plus savantes, toutes les activités et industries sont touchées par le progrès des connaissances et par les nouvelles technologies.  Si on ne se garde pas à la fine pointe de la technologie, ce sont les autres qui vendront leurs services et marchandises et pour nous ce sera le ralentissement et le chômage. Certaines projections disent qu'en 2 015, le Québec manquera de main d'oeuvre qualifiée. À Brossard, nous avons 20,7% de la population vivant sous le SFR et elle élève 25,6% des enfants de 0 à 14 ans. On sait bien que parmi ces jeunes, peu réussiront une éducation universitaire ou encore post-universitaire et qu'il y a beaucoup de jeunes faiblement scolarisés. Ces jeunes sont malheureusement nos futures personnes sous le Seuil de Faible Revenu (SFR) et nos futurs malades, puisque l'état de santé d'une population est directement reliée avec son profil socio-économique. Pour notre avenir à tous, le manque d'éducation et le décrochage sont des problèmes bien plus graves que le débordement des salles d'urgence. Investir dans cette population assurera un meilleur avenir à tous.

Nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous voudrions changer notre petit monde autour de nous.


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Notre clientèle

Dans le territoire de notre CLSC, 20,6% de la population vit sous le seuil du faible revenu (SFR), soit environ 23000 personnes, dont 5000 de moins de 14 ans et 3000 de plus de 65 ans.

Parmi les familles monoparentales avec des enfants de moins de 18 ans, 48% vivent sous le SFR. 7,3% de la population vit avec moins de 50% du SFR.  Ils ne peuvent pas bien se nourrir.

Les statistiques publiées dans notre feuillet 5 ans Déjà (voir le tableau statistique ci-dessous), nous montre que nous avons triplé notre clientèle et que la moitié sont des enfants.


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Nos réalisations

La dernière année nous avons tenu 57 cuisines, préparé 3 496 repas et aidé 71 familles avec 210 personnes, soit environ 1% de la population qui a besoin d'être aidée.  La première année nous avions tenu 13 cuisines, preparé 1 024 repas et aidé 13 familles. Voir ci-après les Statistiques sur 5 années.

Nous avons connu une progression régulière et constante depuis 5 ans.  L'arrondissement de Brossard nous a aidé énormément en nous fournissant un beau local fonctionnel dans le Centre Communautaire Nathalie-Croteau.


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Notre force: nos bénévoles

Si nous avons été capables d'aider les familles et personnes vivant sous le SFR, c'est grâce à nos bénévoles. Nous avons démarré et opéré pendant trois années, exclusivement avec des bénévoles. Ils ont fait un travail extraordinaire.

Mais depuis deux ans, le recrutement devient plus difficile et nos bénévoles vieillissent.  Il aurait été très difficile de soutenir notre croissance avec seulement des bénévoles, mais le programme Le Plaisir de Bien Manger de la Table de Concertation sur la Sécurité Alimentaire du Territoire de Samuel de Champlain, animée par Mme Chantal Couture est venu à notre aide.

Ce programme, fondé par le Gouvernement du Québec, a fourni une animatrice, laquelle a travaillé pour les Cuisines, 561 heures en 2003 et 512 heures en 2004. Ce programme a été reconduit en 2005.

Mais après 3 années et quand on voit toutes les coupures qui se font, on peut se demander si le programme sera reconduit en 2006.

Nous devrons donc trouver plus de bénévoles ou de financement pour pouvoir se payer un/E employé/E.

Si vous avez un peu de temps et le goût d'aider votre prochain, appelez- nous: (450-443-6770) ou par courriel: actiamitie@aei.ca.

Merci à nos bénévoles et tous ceux et celles qui directement ou indirectement ont participé et aidé les Cuisines de l'Amitié.


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Quelques statistiques

La Table de Concertation sur la Sécurité Alimentaire a fait un étude sur l'état de la sécurité alimentaire dans le territoire du CLSC Samuel de Champlain; son territoire inclut Brossard, Greenfield Park, Lemoyne et St Lambert et compte 108 405 personnes.  Brossard avec 65 928 personnes abrite 61 % de la population de ce territoire.

À Brossard, la population active est de 35 765 personnes, le taux de chômage de 9,6%, la population vivant sous le SFR est de 13 420 (20,7%) et celle vivant avec 50% du SFR est de 4 780 (7,3%).  25,9% des ménages sont locataires et de ceux-là, 42,9% attribuent plus de 30% du revenu au logement.

25,6% des enfants âgés de 0 à 14 ans vivent dans des familles sous le SFR.  Les besoins sont donc très importants.

POUR LES ANNÉES 2000 À 2004

 

2004

2003

2002

2001

2000

Nombre de bénévoles 16 15 11 12 11
Nombre de participants-bénévoles 3 0 0 0 0
employés à temps partiel 1 1 0 0 0
Nombre d'heures de bénévolat 869 787 892 1022 741
Transport bénévole (km) 2 708 1 806 676 x x
Nombre de cuisines régulières 57 35 26 21 13
Nombre de participants 291 174 126 124 81
Participants appelés 481 x x x x
participants par cuisine 5,1 5 5 6 6,4
Bouches à nourrir par cuisine 15,3 14 13 17 17

Autres activités:

Cuisine pour adolescents 3 0 0 0 x
Petits pots 6 2 1 0 x
Fêtes 2 2 1 1 x
CAPL 19 1 0 0 x
HLM 0 6 0 0 x
MIRS 3 0 0 0 x
CLSC, Les années à savourer 9 0 0 0 x

Répartition des participants selon le ménage:

Familles bi-parentales:

sans enfant

1 enfant

2 enfants

3 enfants

4 enfants

 

6

6

6

10

3

 

5

7

6

2

1

 

5

3

4

4

0

 

0

2

7

1

0

 

x

x

x

x

x

Familles monoparentales/femmes:

1 enfant

2 enfants

3 enfants

4 enfants

 

15

9

4

1

 

6

6

4

1

 

6

5

1

0

 

7

6

3

1

 

x

x

x

x

Familles monoparentales/hommes:

1 enfant

 

1

 

1

 

0

 

2

 

x

Personnes seules 10 4 5 2 x
Personnes du troisième âge x 11 0 0 x

Globalement:

Nombre de personnes incluant conjoints et enfants 210 127 89 84 x
Nombre d'enfants 110 63 43 53 x
Repas préparés:  cuisines régulières 3 496 2 450 1 248 1 813 1 024
Dépenses en nourriture 5 671$ 3 289$ 1 610$ 1 533$ 951$
Contribution des participants 713$ 343$ 339$ 448$ 210$
Note: (x) signifie que les statistiques n'étaient pas disponibles.

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Autres sources de renseignements

Si vous voulez d'autres renseignements sur la sécurité alimentaire et la pauvreté, il y a deux sources, organismes, que je trouve très intéressants et bien documentés:

bullet

La Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal Métropolitain et

bullet

Le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté du Québec   www.pauvrete.qc.ca   ou  collectif@pauvrete.qc.ca

Louis Arnau


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