Paroisse La Résurrection
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(messes)

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Implication au Népal

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Il y a quelque temps déjà, Denis Houle un jeune homme de Brossard est venu expliquer à la communauté La Résurrection ce qu'il a retiré de son implication récente au Népal.  Il nous a un peu raconté  les difficultés que vivent les gens là-bas.  Voici un extrait de son exposé et quelques photos illustrant ses propos:

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Photo de Denis prise dans le quartier touristique de Katmandou,Thamel.

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...Il y a 3 semaines maintenant, je revenais d’un séjour à Katmandou, au Népal, où j’ai travaillé comme volontaire pour le CECI, le Centre Canadien d’Étude et de Coopération Internationale pendant les 6 derniers mois.  Si je n’ai pas pu venir vous rencontrer auparavant, c’est que j’ai été sélectionné pour ce projet seulement quelques semaines avant mon départ, le 4 octobre dernier.

Je viens donc aujourd’hui vous raconter brièvement ce que j’ai vécu pendant les 6 derniers mois, au Népal, ce petit pays entre l’Inde et la Chine, la 5e population la plus pauvre au monde. 

Le CECI recherchait un finissant de l’université et comme je venais de terminer mes études aux HÉC, j’ai décidé de poser ma candidature sur le projet.  Le CECI est un organisme soutenu par l’ACDI et le ministère des ressources humaines qui travaille dans les pays les plus pauvres de la planète.  Les projets sont extrêmement variés et visent toujours à combattre la pauvreté et l’exclusion des individus dans leur société.

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Vue de l'Éverest, au centre de la photo (la plus haute des montagnes), lors d'un vol d'une heure le long de la chaîne de l'Himalaya.

Pays du bout du monde

C’est donc avec de nombreux objectifs personnels, professionnels et spirituels que je me suis envolé pour l’autre bout de la terre, à 20000km de Montréal dans ce tout petit pays enclavé entre la Chine et l’Inde.  Le voyage semble d’abord interminable.  Pas moins de 2 jours en avion.  Tout au long de ce voyage, on se demande un peu où on s’en va et dans quoi on vient de s’embarquer.  Et à mesure que l’avion amorce sa descente dans la profonde vallée de Katmandou et qu’on regarde par la fenêtre, on se repose la même question sans cesse.  Très vite, on se rend compte qu’on arrive dans un autre monde.

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Vue aérienne sur Katmandou prise de l'avion lors de mon vol autour de l'Éverest.

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Vue de Katmandou prise à partir du temple Swayambunath, accompagné d'un ami Népalais.

Premières impressions

D’abord, le paysage est à couper le souffle…  Le mont Everest et les sommets les plus hauts du monde déchirent l’horizon à perte de vue.  On aperçoit Katmandou qu’après quelques minutes seulement, puisque la ville est recouverte d’un épais brouillard de poussière et de pollution.  Puis, d’un peu plus près, des maisons et des paysages qui n’ont pas dû changer depuis les 300 dernières années.

Quelques chiffres

Le revenu moyen d’un Népalais étant d’environ 1$ par jour, les habitudes et le niveau de vie y sont bien différent de ce que l’on connaît ici. On peut traverser la ville en autobus pour un peu moins de 10 sous, on peut se nourrir pour 10 ou 15 sous. Les priorités ne sont pas tout à fait les mêmes : se loger, manger et tenter de faire des économies pour faire étudier les plus jeunes, pour qu’ils puissent espérer faire de leur vie un peu plus que leurs parents.

En plus des difficultés économiques, la situation politique ne laisse pas beaucoup d’espoir à court terme.  La guérilla maoïste est de plus en plus puissante et terrorise la population en prenant d’assaut postes de police et camps militaires.  Les maoïstes veulent renverser le gouvernement actuel, un des plus corrompus d’Asie.  Bien sûr, la cause maoïste est valable, mais les techniques utilisées pour se faire entendre par la population ne sont en aucun cas justifiables.  Plus de 3000 morts depuis les 10 dernières années, majoritairement des policiers, des soldats et des maoïstes, mais aussi des civils.

La situation pour les étrangers et les Népalais

Sur place, la situation pour un étranger est toutefois plus facile.  Aux nombreux barrages routiers de l’armée et de la police, on nous laisse passer sans trop de problèmes, même qu’on peut engager assez facilement la conversation avec les policiers et les soldats.  Cependant, il en est tout autrement pour les Népalais.  Il est aussi risqué et peu recommandé de sortir le soir ou de faire des voyages en dehors de la vallée de Katmandou. 

C’est donc dans ce contexte que j’ai passé les 6 derniers mois.  Bien que ça puisse vous sembler surprenant de partir dans de telles conditions, je retournerais au Népal demain si je le pouvais.

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Photo de la famille où j'ai appris le nepali, dans un petit village près de Katmandou.

Ce que les Népalais m'ont apporté

Les gens avec qui j’ai travaillé m’ont beaucoup apporté.  On croit d’abord partir en coopération internationale pour apprendre quelque chose aux peuples les moins riches, mais en fait, on se rend compte qu’on a plus de leçons à tirer de notre côté que du leur. Je considère donc avoir retiré énormément de cette expérience, tant au point de vue personnel que professionnel.  Le côté humain prend beaucoup plus d’importance dans la vie des népalais que dans la nôtre.  Nous sommes entourés de richesses et nous oublions souvent la chance que nous avons.  Un canadien gagne en moyenne en une ou deux journées ce qu’un népalais réussit à peine à gagner en un an.

Photo de groupe de membres de WEPCO (je suis en haut à gauche).

À propos de l'organisation locale

L’organisation dans laquelle j’ai travaillé est nommée WEPCO et a été fondée par un regroupement de femmes de la région de Katmandou il y a un peu plus de 10 ans. Leur activité principale consiste à recycler, récupérer et réutiliser les déchets domestiques, particulièrement les produits de papier.  Les fonds récoltés par la vente des produits servent en majorité à fournir des séances de formation en environnement dans les écoles du Népal.  Les enfants apprennent ainsi l’importance de préserver l’environnement et les différents moyens qu’ils peuvent prendre pour le faire.  Avec ses 22 millions d’habitants et un territoire de 800km par 150, dont près de la moitié est inhabitable dû à l’altitude, la nature est fortement menacée.  Et comme il est impossible de compter sur le gouvernement actuel pour prendre des initiatives, l’équipe avec laquelle j’ai travaillé propose un projet simple pour informer la population.

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En route vers le bureau en bicyclette.

 

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On aperçoit mon bureau au fond de la photo.  L'édifice est situé à côté d'un dépotoir.

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Photo des deux collègues avec lesquels j'ai le plus travaillé, Narayan et Bishnu.

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Photo des membres de WEPCO et de membres du gouvernement du Népal prise lors du 10e anniversaire de l'organisation.

Où trouve-t-on leurs produits?

Mon travail consistait à faire la promotion des produits de papier recyclé localement, mais aussi à rechercher un marché à l’étranger.  Vous pouvez donc maintenant trouver quelques produits à la boutique 10000 villages sur la rue St-Denis à Montréal. Cette boutique travaille exclusivement avec des fournisseurs de pays en développement et possède un réseau à travers tout le pays.  Ainsi, si les ventes sont concluantes à Montréal, WEPCO aura accès à un vaste marché lui assurant un soutien financier essentiel à sa survie.

À quoi servent les dons

En terminant, si je suis venu vous voir aujourd’hui, c’est pour vous remercier de l’appui financier que vous m’avez donné.  Plus de 1400$ ont été ramassés depuis octobre dernier.  Je remercie donc ceux qui m’ont donné leur appui.  Même les dons les plus petits ont été d’une grande importance.  Les fonds ont entre autre servi à la construction d’un entrepôt pour les marchandises de WEPCO, à l’amélioration de l’éclairage dans les bâtiments et à l’achat de nouvel équipement de production.

Extérieur de l'entrepôt

Intérieur de l'entrepôt

Par rapport aux dépenses, WEPCO a récemment été inondé et 500$ ont été nécessaires à la réparation de l'équipement. Sans cet argent, la production n'aurait pas pu continuer.

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Recherche de guirlandes de Noël pour décorer le sapin à la maison.  Les Népalais ne fêtent pas Noël, alors il était plutôt difficile de trouver des décorations.

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Visite sur la place royale de Bhaktapur avec une amie Népalaise.

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Vue sur la chaîne Himalayenne prise de Nagarkot, petite ville située à une trentaine de kilomètres à l'est de Katmandou.