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Paroisse La Résurrection
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Historique de Notre-Dame-de-Bonsecours
BIBLIOGRAPHIE: Un bref historique de la desserte (1949-1959)L'année 1999 marque le cinquantième anniversaire de fondation de la communauté chrétienne Notre-Dame-de-Bonsecours de Brossard. Cependant, elle ne fut érigée canoniquement en paroisse qu'en 1959. En effet, dès 1949, l'église de Brosseau Station, comme on la désignait alors, était une desserte détachée de la paroisse de la Nativité de la Sainte Vierge de La Prairie et implantée au coeur d'un territoire agricole.
L'établissement d'une chapelle sur le rang des Prairies est né du souci de Mgr Anastase Forget, premier évêque de Saint-Jean-de-Québec (aujourd'hui Saint-Jean-Longueuil), «d'apporter les secours de la religion» à ses ouailles, éloignées qu'elles étaient des églises et de leurs institutions. C'est ainsi que débute la communauté chrétienne Notre-Dame-de-Bonsecours, hameau embryonnaire du futur Brossard.
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Le
17 février 1948, la corporation épiscopale de
Saint-Jean-deQuébec se porte acquéreur d'un terrain offert
à titre gratuit par monsieur Adrien Moquin, agriculteur. Au
cours des mois qui suivent, en conformité avec les désirs de
Mgr Forget, tout Brosseau Station se mobilise afin de construire
une chapelle sur le terrain cédé à cette fin.
Dès le début, la nouvelle communauté chrétienne est connue sous le vocable de Notre-Dame-de-Bonsecours. D'aucuns disent que le nom choisi est attribuable au fait que les agriculteurs de la région vendaient leurs produits au marché Bon-Secours de Montréal et vouaient une dévotion particulière à Notre-Dame de Bon-Secours dont la célèbre chapelle côtoyait et côtoie toujours l'antique marché du Vieux Montréal. Quoi qu'il en soit, Mgr Forget souhaitait dédier les chapelles des « Chantiers» à la Vierge sous ses diverses appellations en souvenir du congrès marial tenu à Ottawa en 1947. Les travaux de construction de la chapelle débutent donc à l'automne 1948 et s'échelonneront jusqu'au mois d'octobre 1949. |
Comme la plupart des chapelles de l'œuvre, les plans et les devis de l'église de Brosseau Station furent réalisés par l'architecte Marc Cinq-Mars.
Chaque chapelle a son caractère particulier, soit la forme du clocher et sa position sur la façade ou encore l'agencement des ouvertures de la devanture ou la forme du pignon. Sur le plan technique toutefois, ces chapelles ont toutes les mêmes caractéristiques: une construction de forme rectangulaire faite de blocs de ciment et de briques, assise sur un plancher de béton et recouverte d'un toit à double versant de faible élévation. Son organisation spatiale (plan au sol) est constituée d'une nef pouvant accueillir environ trois cents personnes assises et se termine par un chœur plus étroit où se trouve le maître-autel. Dans le prolongement du chœur créé par la continuité des murs gouttereaux (de côté), l'architecte prévoit l'installation de quelques pièces (trois ou quatre) servant de sacristie et de logis pour le desservant lors de son passage.
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Il n'y a ni artifice, ni ornement particulier dans ces lieux de culte. La finition des murs extérieurs est constituée d'un enduit blanchi (stucco). Seul élément décoratif, une statue patronymique en relief en pare le sommet du portail central ou la muraille de la tour du clocher. Faites de béton, ces statues furent fabriquées par la maison Petrucci-Carli de Montréal. La statue originale de Notre-Dame de Bonsecours sort de cet atelier et a coûté 150$ en 1948. |
Outre l'implication de l'architecte Cinq-Mars, la réalisation d'une chapelle comme Notre-Damede-Bonsecours ne peut se faire sans l'aide d'hommes de métier. Pour l'église de Brosseau Station, on retient donc les services de l'entrepreneur Delphis Gaudreault pour la construction, de Rodolphe Beaudry pour les travaux d'électricité et de Henri Gagnon pour la mise en place du paratonnerre. La compagnie Halpenny fournit la fournaise et l'installe. Les travaux de peinture sont confiés à Maurice Painchaud et l'installation des tuiles d'asphalte à Philippe L'Hérault. Les blocs de ciment et les briques sont achetés chez la St. Lawrence Brick Company (La briqueterie Saint-Laurent) de Laprairie.
L'établissement de la communauté chrétienne de Notre-Dame-de-Bonsecours et la construction de sa chapelle ont coûté en tout 31175$. De ce montant, le diocèse a fourni plus de 5000$ au moment de la construction laissant à la population une dette d'environ 26000$ selon les rapports financiers de 1953.
Depuis cinquante ans déjà, notre modeste église tient bon. Elle a traversé maints changements et bouleversements dans son long périple... mais toujours elle est là pour nous rassembler, nous servir, nous réconforter et nous tourner vers l'essentiel de nos vies qu'est l'infini...
D'après un texte de Paul Racine,
historien de l'art