Paroisse La Résurrection
5811 Auteuil, Brossard,
(Québec) Canada
Maison d'entraide Saint-Alphonse
2190 André, Brossard, (Québec) Canada
Diocèse St-Jean-Longueuil


(messes)

Paroisse La Résurrection de Brossard

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Historique de Notre-Dame-de-Bonsecours

Un bref historique de la desserte (1949-1959)

Les «Chantiers du Bon Pasteur» et Notre-Dame-de-Bonsecours

Notre-Dame-de-Bonsecours, la construction

 

BIBLIOGRAPHIE:
ARCHIVES DU DIOCÈSE SAINT-JEAN-LONGUEUIL
- Dossier Mgr Anastase Forge!
- Les «Chantiers du Bon Pasteur»
- Dossier historique sur la paroisse Notre-Dame-de-Bonsecours.

Un bref historique de la desserte (1949-1959)

L'année 1999 marque le cinquantième anniversaire de fondation de la communauté chrétienne Notre-Dame-de-Bonsecours de Brossard.

Cependant, elle ne fut érigée canoniquement en paroisse qu'en 1959.  En effet, dès 1949, l'église de Brosseau Station, comme on la désignait alors, était une desserte détachée de la paroisse de la Nativité de la Sainte Vierge de La Prairie et implantée au coeur d'un territoire agricole.


1920 - Champ de patates. Aujourd'hui ce terrain est situé près de la rue Ontario. À gauche, agronome (inconnu). À droite, Alphonse Moquin, propriétaire.

L'établissement d'une chapelle sur le rang des Prairies est né du souci de Mgr Anastase Forget, premier évêque de Saint-Jean-de-Québec (aujourd'hui Saint-Jean-Longueuil), «d'apporter les secours de la religion» à ses ouailles, éloignées qu'elles étaient des églises et de leurs institutions.  C'est ainsi que débute la communauté chrétienne Notre-Dame-de-Bonsecours, hameau embryonnaire du futur Brossard.


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Les «Chantiers du Bon Pasteur» et Notre-Dame-de-Bonsecours

La décennie 1940-1950 sera marquante dans le développement urbain de notre territoire.  À cette époque, Montréal connaît une augmentation considérable de sa population due surtout à la guerre.  Une crise aiguë du logement, à laquelle s'ajoutent le rationnement des produits et services réquisitionnés par l'effort de guerre et la hausse des prix une fois le conflit terminé, en chasse plus d'un vers la Rive-Sud dans les secteurs de Longueuil, Mackayville (aujourd'hui Saint-Hubert) et Greenfield Park notamment.

Des centaines d'ouvriers et leurs familles quittent la ville pour s'acheter un terrain et y construire une petite maison, mais en dehors des paroisses établies et ce, sans plan d'aménagement précis, de sorte qu'aucun service municipal ou autre n'y est offert. Mgr Forget s'inquiète du sort spirituel de ces gens quasi laissés à eux-mêmes et décide de leur venir en aide en créant l'oeuvre des « Chantiers du Bon Pasteur ». Le lancement en est fait en avril 1947, le jour même de la fête du Bon Pasteur. Mgr Forget s'inspire de l'oeuvre du cardinal Verdier, archevêque de Paris, dont les « Chantiers du Cardinal» réussiront à établir une centaine d'églises et de paroisses dans la banlieue parisienne en moins de dix ans.

Sans avoir l'envergure de leur modèle français, les « Chantiers du Bon Pasteur» n'en adoptent pas moins le noble but: celui de doter les nouvelles banlieues de lieux de culte afin d'assurer la pratique des devoirs religieux certes, mais aussi afin de mieux structurer l'installation des nouveaux foyers et d'éviter ainsi qu'ils ne deviennent de futurs bidonvilles.

C'est le diocèse qui gère les « Chantiers» et qui fournit les prêtres provenant de son séminaire et de diverses communautés religieuses pour desservir les nouvelles chapelles ou églises. Le financement d'un « Chantier» se fait dans le milieu comme il se doit, mais le diocèse paie une partie des matériaux et le temps des ouvriers. Des collectes spéciales sont aussi organisées dans tout le diocèse pour aider au financement. De plus, l'oeuvre bénéficie d'un octroi de la « Propagation de la Foi », un organisme du Vatican, qui reconnaît l'apostolat exercé par le clergé diocésain et son rôle missionnaire au sein de la population.


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Notre-Dame-de-Bonsecours, la construction


M. Adrien Moquin

Le 17 février 1948, la corporation épiscopale de Saint-Jean-de­Québec se porte acquéreur d'un terrain offert à titre gratuit par monsieur Adrien Moquin, agriculteur. Au cours des mois qui suivent, en conformité avec les désirs de Mgr Forget, tout Brosseau Station se mobilise afin de construire une chapelle sur le terrain cédé à cette fin.

Dès le début, la nouvelle communauté chrétienne est connue sous le vocable de Notre-Dame-de-Bonsecours. D'aucuns disent que le nom choisi est attribuable au fait que les agriculteurs de la région vendaient leurs produits au marché Bon-Secours de Montréal et vouaient une dévotion particulière à Notre-Dame de Bon-Secours dont la célèbre chapelle côtoyait et côtoie toujours l'antique marché du Vieux Montréal. Quoi qu'il en soit, Mgr Forget souhaitait dédier les chapelles des « Chantiers» à la Vierge sous ses diverses appellations en souvenir du congrès marial tenu à Ottawa en 1947. Les travaux de construction de la chapelle débutent donc à l'automne 1948 et s'échelonneront jusqu'au mois d'octobre 1949.

Comme la plupart des chapelles de l'œuvre, les plans et les devis de l'église de Brosseau Station furent réalisés par l'architecte Marc Cinq-Mars.

Chaque chapelle a son caractère particulier, soit la forme du clocher et sa position sur la façade ou encore l'agencement des ouvertures de la devanture ou la forme du pignon. Sur le plan technique toutefois, ces chapelles ont toutes les mêmes caractéristiques: une construction de forme rectangulaire faite de blocs de ciment et de briques, assise sur un plancher de béton et recouverte d'un toit à double versant de faible élévation. Son organisation spatiale (plan au sol) est constituée d'une nef pouvant accueillir environ trois cents personnes assises et se termine par un chœur plus étroit où se trouve le maître-autel. Dans le prolongement du chœur créé par la continuité des murs gouttereaux (de côté), l'architecte prévoit l'installation de quelques pièces (trois ou quatre) servant de sacristie et de logis pour le desservant lors de son passage.


Église Notre-Dame-de-Bonsecours

Il n'y a ni artifice, ni ornement particulier dans ces lieux de culte. La finition des murs extérieurs est constituée d'un enduit blanchi (stucco). Seul élément décoratif, une statue patronymique en relief en pare le sommet du portail central ou la muraille de la tour du clocher. Faites de béton, ces statues furent fabriquées par la maison Petrucci-Carli de Montréal. La statue originale de Notre-Dame de Bonsecours sort de cet atelier et a coûté 150$ en 1948.

Outre l'implication de l'architecte Cinq-Mars, la réalisation d'une chapelle comme Notre-Dame­de-Bonsecours ne peut se faire sans l'aide d'hommes de métier. Pour l'église de Brosseau Station, on retient donc les services de l'entrepreneur Delphis Gaudreault pour la construction, de Rodolphe Beaudry pour les travaux d'électricité et de Henri Gagnon pour la mise en place du paratonnerre. La compagnie Halpenny fournit la fournaise et l'installe. Les travaux de peinture sont confiés à Maurice Painchaud et l'installation des tuiles d'asphalte à Philippe L'Hérault. Les blocs de ciment et les briques sont achetés chez la St. Lawrence Brick Company (La briqueterie Saint-Laurent) de Laprairie.

L'établissement de la communauté chrétienne de Notre-Dame-de-Bonsecours et la construction de sa chapelle ont coûté en tout 31175$. De ce montant, le diocèse a fourni plus de 5000$ au moment de la construction laissant à la population une dette d'environ 26000$ selon les rapports financiers de 1953.

Depuis cinquante ans déjà, notre modeste église tient bon. Elle a traversé maints changements et bouleversements dans son long périple... mais toujours elle est là pour nous rassembler, nous servir, nous réconforter et nous tourner vers l'essentiel de nos vies qu'est l'infini...

D'après un texte de Paul Racine,
historien de l'art

 


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