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Paroisse La Résurrection
Paroisse La Résurrection de Brossard Pour écrire au secrétariat de la paroisse, cliquez sur la boîte aux lettres:
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Mais pourquoi des changements?La société québécoise a changé et nous ?
Un Québec catholique « mur à mur » ou avant la révolution tranquilleAvant les années 70 et la révolution tranquille, la religion catholique faisait partie du quotidien de la majorité des québécois. On n’avait pas besoin de se préoccuper de la façon dont se faisait l’éducation religieuse, cela allait de soi : les jeunes à l’école et les adultes à la messe le dimanche. On n’avait pas besoin de chercher comment faire le lien entre la vie et la foi, les valeurs religieuses imprégnaient toutes les dimensions de la vie de la personne et de la société. On n’avait pas besoin de dire sa foi ou de transmettre l’Évangile, tout le monde autour de nous était catholique et les communautés religieuses ainsi que les prêtres se chargeaient de l’éducation de la foi. Tout le monde allait à la messe le dimanche, contribuait à la quête et payait sa dîme. Certains me diront : « On n’avait pas le choix, c’est vrai, la religion était à cette époque une sorte de norme sociale. L’Église avait alors beaucoup de pouvoir et d’autorité dans la vie sociale comme dans la vie personnelle et se faisait proche du pouvoir politique. La révolution tranquille : les années 70 et suivantesL’Église et la religion perdent du terrain. Il y a de moins en moins de monde à la messe. Les catholiques deviennent muets, n’osent pas s’afficher publiquement ni parler de leur foi; cela paraît mal dans la société moderne où Dieu est remis en question par la science, la psychologie, l’existentialisme et le socialisme. De plus, les positions de l’Église sur des sujets comme la contraception ne sont pas très populaires. Au recensement, on s’inscrit comme catholique sans voir la nécessité d’entretenir des liens avec la paroisse parce que la religion est reléguée dans l’espace privé où on n’a pas besoin de dire sa foi. Les parents demandent encore les sacrements pour leurs enfants et comptent sur l’école pour faire l’éducation religieuse. Mais les choses ne vont pas si bien puisque progressivement les jeunes sont de moins en moins présents dans les paroisses. L’Église vit une période de remise en question : pourquoi ce qui semblait si bien aller, est-il en train de s’effondrer? Non seulement des chrétiens ont déserté les églises mais des membres du clergé et des communautés religieuses ont quitté aussi. L’Église comme institution est devenue plus silencieuse et les autorités civiles prennent leur distance face à elle. Le troisième millénaire à l'ère de la mondialisationLe Québec a changé. Avec la télévision, l’internet et les journaux, nous avons accès à tout ce qui se passe dans le monde. Il faut maintenant tenir compte de la pluralité des cultures et des religions. Dans le vaste marché qu’ouvre la mondialisation, la religion catholique est une proposition parmi d’autres. Dans les paroisses, les membres des communautés sont de plus en plus âgés et les bénévoles sont essoufflés. Il n’y a pas de relève du côté des jeunes générations. Avec la diminution de la population, les quêtes et les dîmes diminuent au point que certaines paroisses doivent fermer et que les diocèses deviennent déficitaires. Nous manquions de prêtres et nous commençons à manquer aussi d’agents et d’agentes de pastorale. Dans ce contexte de diminution des ressources humaines et financières, il est important de se regrouper pour se donner les moyens d’aller vers les jeunes générations et ainsi assurer la relève dans nos communautés. Les jeunes sont ouverts à la spiritualité et au message de l’Évangile. Lorsqu’on échange avec eux, ils croient à l’importance de la communauté mais ne savent pas ce qu’ils ont à y faire. Il faut se prendre en main et ne plus compter sur l’école pour faire le travail de transmettre notre héritage chrétien. Depuis la loi 118, il est clair que la mission de l’école n’est pas de former des chrétiens. Nous avons un choix à faire: prendre le risque de faire les choses autrement, de mettre en commun nos ressources pour trouver des moyens adaptés à la réalité actuelle. Dans ce contexte difficile, il s'agit de relever le défi de la vie. Des changements pour s'adapter aux besoins de la missionAu Québec, depuis quelques années, les institutions se questionnent et se restructurent. Notre Église diocésaine a elle aussi senti le besoin de faire le point sur la façon de réaliser sa mission, de transmettre l’Évangile.
Au-delà d’une ré-organisation administrative, il y a le souci d’une mission à repenser auprès des enfants, des jeunes et des jeunes familles. L’enjeu est la transmission de la foi tant au niveau des connaissances que de l’expérience, du témoignage et de l’engagement. C’est dans cet esprit que nous prenons le virage du projet catéchétique.
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