Paroisse La Résurrection
5811 Auteuil, Brossard,
(Québec) Canada
Maison d'entraide Saint-Alphonse
2190 André, Brossard, (Québec) Canada
Diocèse St-Jean-Longueuil


(messes)

Paroisse La Résurrection de Brossard

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Pourquoi on manque

de prêtres et d'agents de pastorale

dans notre Église?

Lors de la dernière tournée des communautés sur la question de la reconfiguration de la paroisse, tous et toutes ont été à même de constater le problème le plus criant de notre Église diocésaine : le manque de relève de ses ministres, particulièrement des prêtres.

Tout le monde l’observe.  Plusieurs remarques ont identifié des causes.  Par exemple: si les prêtres pouvaient se marier, si on pouvait ordonner des femmes, la situation serait passablement différente. Nos évêques, ainsi que d’autres épiscopats dans le monde, ont déjà fait ces propositions à Rome lors d’une visite ad limina.  Bien sûr il serait souhaitable que cela puisse se faire, cela correspondrait davantage à la réalité sociale dans laquelle nous vivons en occident.  Pour le moment cela n’est pas possible et nous n’avons aucun contrôle sur cela.  Mais cette situation n’explique pas tout concernant le ministère des prêtres et autres ministres laïques dans notre Église.

Un second regard fait émerger d’autres indices.  Une incursion chez nos frères protestants peut être éclairante.  Dans l’Église Anglicane, l’Église Unie et plusieurs autres, on ordonne prêtre des hommes mariés et des femmes.  Pourtant leurs communautés chrétiennes continuent de diminuer et le manque de vocation se fait également cruellement sentir.  Il y a là un indice que la situation maritale et le sexe des ministres n’expliquent pas tout.  Qu’est-ce qu’on pourrait répondre à cette question?  Même avec la possibilité de se marier, est-ce que mon fils ou ma fille aurait choisi de devenir prêtre dans l’Église catholique?  Honnêtement il n’y aurait pas bousculade au portillon.  Cela ne fait tout simplement pas partie du paysage.  Il existe chez nous au Québec un problème profond, fondamental, qui empêche l’éclosion des vocations au service de la vie de l’Église.

La foi ne se transmet plus d’une génération à l’autre.  Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.  Parents, éducateurs, ont tenté de le faire sans grand succès.  Notre société ne rend pas la transmission facile et cela dans tous les domaines; que ce soit au niveau de la responsabilité sociale, de la conscience collective, de la morale, de la responsabilité politique ou de la foi.  Chaque génération a l’impression d’être la première à exister et elle doit inventer son propre mode d’existence.  Un immense fossé s’est créé entre les générations.  Tant que les ponts ne seront pas rétablis et que des liens de confiance ne seront pas tissés, les problèmes de transmission continueront, car nous n’inventons pas l’Église et l’Évangile, ils nous sont légués. C’est dans ce contexte que se situe la mission de la paroisse.  Nous vous invitons à poursuivre la réflexion avec nous, la semaine prochaine.

Yves Le Pain,
prêtre modérateur.


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